Le jour où… GP de France 1981 : Alain Prost, première !

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Alain Prost a toujours été un homme pressé. Depuis sa victoire au Volant Elf en 1975, ce prodige a connu une ascension météorique qui l’a amené à débuter en Formule 1 dès la saison 1980. Après une prometteuse première saison au sein d’une équipe McLaren alors moribonde, l’espoir français rejoint l’équipe Renault pour 1981. Ses ambitions prennent alors une nouvelle dimension mais, avec juste quatre points marqués en Argentine, les résultats de la première demi-saison ne sont pas à la hauteur de ses attentes.

Heureusement, le Grand Prix de France s’annonce sous de meilleurs auspices pour l’équipe Renault. Sur le circuit de Dijon-Prenois où elle a remporté sa première victoire deux ans plus tôt avec Jean-Pierre Jabouille, l’écurie française signe pour la première fois de l’année la pole position mais c’est René Arnoux, l’auteur de cette performance. Alain Prost doit se contenter de la troisième place et lorsque toute l’équipe fête la pole et le 33e anniversaire de René Arnoux, Prost est soucieux. Sa monoplace est affectée par un sous-virage excessif.

Le dimanche, à quelques instants du départ, les ingénieurs tentent un nouveau réglage sur la Renault n°15. Une démarche bien inspirée : la RE 30 d’Alain Prost retrouve un meilleur comportement. Lors d’une procédure de départ un peu chaotique, René Arnoux perd le bénéfice de sa pole position. Nelson Piquet prend la tête devant John Watson et Alain Prost mais, dès le troisième tour, le Français passe deuxième d’une course qui est interrompue au 59e tour à cause d’un orage violent.

Cette pause tombée du ciel s’avèrera doublement salvatrice pour Alain Prost. Le cap des 75 % de la distance prévue n’étant pas franchi, la course doit repartir si les conditions le permettent avec un classement final établi par addition des deux manches. Chez Renault, l’inquiétude est de mise : les deux pilotes se plaignent de leur boîte de vitesses. Les mécaniciens les démontent, ne trouvent rien de spécial et les remontent, dubitatifs. Sur la voiture d’Alain Prost, cette intervention apparemment anodine suffira à faire disparaître le problème.

Par ailleurs, la faible distance restant à parcourir ouvre des perspectives nouvelles pour l’équipe Renault. En effet, avec leur moteur turbo, les monoplaces françaises sont obligées de prendre le départ des courses avec plus d’essence que les voitures à moteur atmosphérique. Et cela leur interdit d’utiliser des pneus tendes, plus performants mais trop martyrisés par cette surcharge. Avec seulement 22 tours à couvrir, l’équipe Renault peut enfin s’offrir ce luxe qu’Alain Prost va exploiter de manière magistrale.

Au départ de la deuxième manche, le Français prend un meilleur envol que Nelson Piquet qui s’est contenté de permuter ses deux pneus avant pendant la pause. John Watson dépasse Prost dans une attaque trop optimiste pour être durablement bénéfique. Dès lors, Alain Prost impose son rythme. Il prend plus d’une seconde au tour à Nelson Piquet, son adversaire le plus menaçant, et termine cette deuxième manche avec une avance suffisante pour s’octroyer sa première victoire et « devenir un nouvel homme », comme il le dit lui-même. Cinquante autres victoires suivront… avec un total de six victoires au Grand Prix de France !

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