Le jour où… GP de France 1990 : La dernière du Ricard, la 100e de Ferrari !

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Alors que le Formula One Circus met le cap sur le Circuit Paul Ricard, de retour en Europe après une virée américaine, le Grand Prix de France s’apprête déjà à déménager. Il est en effet déjà acquis que le Grand Prix 1991 ne se disputera plus sur le circuit varois. Une ultime tentative du clan Ricard d’inverser la tendance n’y changera rien : par la volonté de François Mitterand, le Grand Prix de France migrera sur le circuit de Magny-Cours, en pleine Nièvre, département dont le président de la République a été député pendant trente-cinq ans.

Malgré la perspective de cette « dernière », le circuit Paul Ricard n’a pas hésité à refaire sa piste et c’est un véritable billard qui attend les trente-cinq prétendants à ce Grand Prix de France. Oui, vous avez bien lu : trente-cinq postulants pour vingt-six places sur la grille de départ ! Une impitoyable séance de pré-qualification sera d’ailleurs nécessaire pour faire un premier tri…

Toute aussi impitoyable est la bataille pour la pole position. Très en forme, Nigel Mansell offre à Ferrari la première pole de l’équipe italienne depuis deux ans. Plus qu’un cadeau, « Big Moustache » adresse en fait à son équipe un rappel à l’ordre. La période est propice aux négociations et Ferrari n’a proposé à son pilote anglais qu’une année de contrat supplémentaire. Pas assez aux yeux de Mansell qui boude ostensiblement son équipe et prend un malin plaisir à signer un chrono exceptionnel de 1’04’’402, qui bat de deux secondes le précédent record de la piste !

Même Alain Prost et Ayrton Senna ne peuvent rien face à une telle perf. Encore tout auréolé de sa récente victoire au Grand Prix du Mexique (l’une des plus belles de sa carrière), le Français ne signe que le 4e chrono en qualification, juste une place derrière le Brésilien. Tout comme Prost, Senna a dû s’incliner devant son propre équipier de chez McLaren. C’est en effet Berger qui signe le deuxième chrono des qualifications.

Ce Grand Prix de France s’annoncerait-il comme la revanche des « seconds couteaux ? ». C’est à croire… Au moment du départ, Mansell prend le meilleur envol mais Berger le double avant même la fin de la première boucle. Senna l’imite lors du deuxième tour. Les deux McLaren occupent les avant-postes mais ne s’envolent pas pour autant. Elles sont en délicatesse avec leurs pneus. Senna piaffe d’impatience mais ne trouve pas l’ouverture sur son équipier. Il lui faut attendre le changement de pneus de l’Autrichien au 28e tour pour prendre la tête mais le Brésilien doit bientôt, lui aussi, changer de gommes.

Après la valse des arrêts aux stands, ce sont deux invités « surprise » qui pointent en tête : les deux pilotes de la petite équipe Leyton House, Ivan Cappeli et Mauricio Gugelmin ! Et Alain Prost ? Il est troisième. Mais pas pour longtemps. Le pilote Ferrari passe Gugelmin au 54e des 80 tours. Il remonte sur la monoplace turquoise de Capelli aux prises avec des problèmes moteurs. Après plusieurs attaques vaillamment repoussées par l’outsider italien, Alain Prost porte l’estocade dans le double-droite du Beausset à deux tours de la fin. Par cette manœuvre, il condamne le fol espoir de Capelli mais trouve un moyen de redonner de la couleur aux Italiens. A la grande joie des tiffosi, son cinquième succès au Grand Prix de France correspond en effet à la 100e victoire de la Scuderia Ferrari en Formule 1 !

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