Le « halo », ce détail qui va tout changer en 2018

/Le « halo », ce détail qui va tout changer en 2018

L’une des grandes nouveautés de la saison 2018 sera incontestablement l’adoption sur les monoplaces du système de halo qui va protéger la tête des pilotes.

Une fois n’est pas coutume, il n’y aura pas besoin d’être ingénieur pour faire la différence entre les monoplaces 2018 et celles qui ont couru en 2017. En effet, une nouveauté immédiatement perceptible va bientôt fleurir sur les voitures de l’année prochaine : le halo. Il s’agit d’un imposant arceau de sécurité qui va être installé sur la tête des pilotes. Ce dispositif imposé par la Fédération Internationale de l’Automobile a bien sûr pour but de protéger la tête des pilotes en cas de tonneau.

Son arrivée va radicalement transformer l’apparence des voitures. Au sein du paddock, cette évolution divise : ces partisans se félicitent de l’avancée sécuritaire qu’elle représente alors que d’autres, y compris des pilotes, considèrent que cette protection n’est pas indispensable et qu’elle rompt avec une tradition fondamentale de la catégorie monoplace.

Bien sûr, la sécurité absolue n’existera jamais, en revanche, la FIA semble décidée à explorer toutes les pistes pour essayer d’améliorer ce paramètre et diminuer la part du « mauvais sort ». Cette spectaculaire nouveauté s’ajoute à toute une batterie de mesures déjà existantes. Ainsi, alors que les monoplaces 2018 ne devraient être révélées aux yeux du public que fin février, les nouveaux châssis (un par écurie) sont sur le point d’être soumis au crash-test obligatoire qui mesure la résistance des coques à une série de contraintes.

Ces tests sont menés en Angleterre au Cranfield Impact Centre. Ils comprennent trois types de mises à l’épreuve : des crash tests dynamiques (frontaux, latéraux et de l’arrière), des tests de charges statiques et des tests de retournement (allant jusqu’à une force de neuf tonnes appliquée verticalement). Bien sûr, ces tests vont être ajustés pour s’adapter au halo.

L’intégration de ce nouveau dispositif vaut quelques nuits blanches aux ingénieurs. Les écuries se heurtent en effet à deux problèmes majeurs. Le premier est d’ordre structurel. Comment installer le système dans la voiture sans alourdir cette dernière ? Le poids minimum autorisé a beau avoir été augmenté de 6 kg, les ingénieurs pensent que l’intégration du système nécessitera plus de poids que cela. Si cela se confirme, cela pourrait défavoriser les pilotes plus lourds. Certains d’entre eux, ont d’ailleurs reçu la demande de leur équipe de se mettre au régime !

L’autre problème technique soulevé est de nature aérodynamique. Le halo impacte bien sûr le rendement aérodynamique des monoplaces et il a fallu consacrer beaucoup d’études CFD pour cerner les effets secondaires générés et les intégrer dans l’étude aérodynamique des voitures 2018. En l’occurrence, cela ne pose pas de problème d’équité : toutes les équipes sont sur le même pied d’égalité.

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