Le jour où… GP de France 1961 : Vainqueur dès son premier Grand Prix !

/Le jour où… GP de France 1961 : Vainqueur dès son premier Grand Prix !

Si la Scuderia Ferrari a chèrement payé sa fidélité au moteur avant, elle a superbement réussi son passage au moteur arrière à l’occasion de la saison 1961, première année de la réglementation 1500 cc. Avec sa ligne effilée et son nez de requin, la Ferrari 156 est aussi redoutable qu’elle est sublime.

C’est avec deux victoires consécutives au compteur, acquises en Hollande et en Belgique, que l’équipe italienne aborde le Grand Prix de France sur le rapide circuit de Reims-Gueux, en ce début juillet. La confiance des pilotes titulaires de la Scuderia se confirme dès les qualifications. L’Américain Phil Hill s’approprie la pole position en faisant claquer un retentissant chrono de 2’24’’9, devant ses équipiers Wolfgang von Trips (2’26’’4) et Richie Ginther (2’26’’8). L’adversaire le plus menaçant est Stirling Moss, à près de trois secondes de la pole position.

Chez les Rouges, on rêve déjà à une nouvelle démonstration de supériorité. Mais la promenade de santé escomptée se transforme bien vite en cauchemar. Wolfgang Von Trips, solidement accroché à la deuxième place, doit renoncer au 18e tour, moteur en surchauffe. Phil Hill est toujours en tête mais le pilote américain en fait trop. Alors qu’il s’apprête à prendre un tour à Stirling Moss au 38e passage, il rate sa manœuvre, part en tête à queue et se fait heurter par son adversaire ! Son moteur cale. Le pilote repartira mais très attardé.

Son équipier et compatriote Richie Ginther prend alors le relais en tête de la course mais pas pour longtemps : le tour suivant, l’Américain s’arrête au stand pour remettre de l’huile. Il repart mais son moteur casse ! Ce Grand Prix de France est en train de tourner en bérézina pour la Scuderia. Il lui reste tout de même un infime espoir.

L’équipe italienne a en effet engagé une quatrième voiture pour le jeune Giancarlo Baghetti. Ce Milanais a été choisi dans le cadre d’un programme destiné à préparer un pilote italien à la F1, suite aux décès de Luigi Musso et d’Eugenio Castellotti. Il a été engagé sur quelques courses hors-championnat sur une Ferrari engagée par la Federazione Italiana Scuderie Automobilistiche, un groupement d’écuries italiennes.

Compte-tenu des bons résultats obtenus (deux victoires inattendues), la Scuderia Ferrari lui propose de prendre en charge sa voiture dans le cadre du Grand Prix de France. L’Italien effectue donc ses grands débuts en championnat du monde à cette occasion. Des débuts fracassants : c’est en effet ce débutant inconnu qui hérite du commandement à l’abandon de Ginther !

Mais la victoire est loin d’être acquise. Il lui reste 18 tours à tenir et Dan Gurney et Joachim Bonnier, les pilotes Porsche, lui mettent la pression, n’hésitant pas à encadrer sa Ferrari à près de 200 km/h ! Bonnier prend même la tête au 45e tour mais Baghetti ne se laisse pas impressionner. Il reprend son bien au tour suivant. Tour après tour, les trois hommes s’échangent le leadership. Bonnier doit lever le pied (moteur surchauffé) et la bataille prend alors la forme d’un duel dont l’expérimenté Dan Gurney apparaît comme le favori. C’était sans compter sur la ruse du petit Italien qui a parfaitement compris le petit jeu de l’aspiration. Malgré son manque d’expérience, il sait qu’il vaut mieux laisser la tête à son adversaire avant le dernier virage, se nicher dans son sillage à la réaccélération et profiter de son aspiration pour le coiffer au poteau. Un plan magistral parfaitement mis en œuvre et qui vaut à Giancarlo Baghetti de s’imposer dès son premier Grand Prix ! Un cas unique dans l’histoire du Championnat du monde de Formule 1.

07.11.18Actus F1

Bienvenue à Hanoï !

Lire la suite
02.10.18Actus GP France

Le Grand Prix de France de Formule 1 était au Mondial de l’Auto

Lire la suite
31.08.18Actus GP France

COMMUNIQUE DE PRESSE 31/08/2018 – RENDEZ-VOUS PRIS POUR LE GRAND PRIX DE FRANCE 2019

Lire la suite