Le jour où… Grand Prix de France 1972 : Amon, champion de la malchance

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Il y a plusieurs catégories de pilotes. Il y a les bons. Et il y a les cadors, ceux qui font régulièrement la démonstration d’un talent au dessus de la moyenne. A la fin des années soixante, tous les acteurs et les observateurs avisés sont d’accord pour classer le Néo-Zélandais Chris Amon dans la catégorie des cadors. Ce surdoué venu des antipodes débute en Formule 1 en 1963. Il a alors 19 ans et cela fait à peine trois ans qu’il a posé les fesses dans un baquet pour la première fois. Il multiplie les exploits et rejoint la Scuderia Ferrari en 1967. Là encore de nombreuses prouesses. Il entame parfaitement sa collaboration avec l’équipe italienne en remportant les 24 H de Daytona, quelques mois après sa victoire aux 24 Heures du Mans (sur Ford).

Malheureusement, son palmarès F1 peine à s’enrichir. Amon signe des poles, mène des Grands Prix, collectionne les podiums mais ne parvient pas à remporter de Grand Prix. Après trois saisons infructueuses, il passe chez March en 1970 et chez Matra en 1971 où remplace Beltoise parti tenter sa chance chez BRM. Même en l’absence de toute victoire, Amon compte toujours parmi les pilotes les plus côtés. Il est encore à l’époque l’un des mieux payés du plateau.

Là encore, il commence sa collaboration avec Matra sur un exploit. Il remporte le Grand Prix d’Argentine. Malheureusement, ce dernier ne compte pas pour le Championnat du monde. A n’en pas douter sa première « vraie » victoire n’est pas loin… Tout le monde croit que c’est pour le Grand Prix d’Italie qu’il domine sur le rapide circuit de Monza. Auteur de la pole, il mène la course jusqu’au moment où il décide de retirer le film plastique qui recouvre sa visière, afin d’améliorer sa vision. Malheureusement, sa visière vient avec le tear-off et il se retrouve les yeux exposés au vent à 250 km/h ! Il ne termine que quatrième.

Il termine finalement la saison 71, avec un seul podium au compteur. Le début de la saison 72 n’est pas plus enthousiasmant. A l’approche du GP de France, le Néo-Zélandais n’a engrangé que deux sixième place. L’équipe française manque de moteurs frais et elle décide de monter un moteur d’endurance sur le tout nouveau châssis MS120D. Cela n’empêche nullement Amon de signer une superbe pole position. Il se sent comme lui sur la piste de Charade, près de Clermont-Ferrand. Avec ses huit kilomètres de tracé naturel autour de la montagne et ses cinquante virages, le circuit auvergnat est un vrai test d’habileté.

La course commence bien. Amon prend la tête et se construit une belle avance. Ce 2 juillet marquera-t-il enfin la première victoire en Grand Prix du kiwi ? Jean-Luc Lagardère en est convaincu tant Amon domine son sujet lors de la première moitié de la course. Malheureusement, le patron de Matra doit bientôt déchanter : au 20ème des 38 tours, c’est la Tyrrell de Stewart qui passe en tête alors que la Matra n°9 rentre au stand, victime d’une crevaison provoquée par l’un des nombreux éclats de silex qui jonchent la piste.

Le temps de changer son pneu avant-gauche endommagé, Amon repart huitième. Survolté, il est l’homme le plus rapide en piste et remonte fort. Malgré les nombreux gravillons qui parsèment la piste en dehors de la trajectoire, le Néo-Zélandais dépassent des clients tels que Hailwood, Cevert et Peterson. Il bat deux fois le record du tour mais, malheureusement, il manquera quelques tours de course pour qu’il ne remonte sur la tête et menace Stewart. En quatre-vingt-seize Grands Prix, Chris Amon ne parviendra jamais à s’imposer et restera comme le symbole du pilote malchanceux.

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