Frédéric VASSEUR : « Le Grand Prix de France a la volonté de favoriser le spectacle »

Nommé directeur de l’équipe Sauber il y a quelques mois, Frédéric Vasseur est enthousiasmé par la visite qu’il vient de faire du circuit Paul Ricard en repérage du Grand Prix de France.

Comment se met en place le partenariat avec Alfa Romeo ?

Il se met en place au mieux sachant que les accords se sont faits assez tardivement. L’accord pour employer le moteur Ferrari s’est en concrétisé fin juillet et le partenariat avec Alfa Romeo a été signé fin novembre, début décembre. Tout se met en place. Nous faisons en sorte que tout se passe bien. Nos avons trouvé chez Alfa Romeo des gens passionnés de voitures et de course automobile. Il y a un réel engouement chez eux pour ce projet.

Etait-ce un plan que vous aviez en tête dès votre arrivée chez Sauber ?

Oui, clairement. Pour tout un tas de raison, je voyais d’un mauvais œil le partenariat avec Honda qui avait été signé avant mon arrivée. Sauber traverse une période difficile et utiliser le moteur d’un constructeur qui n’est pas dans la meilleure des situations était compliqué. Il y avait tout un faisceau d’éléments qui faisait que ce n’était pas idéal d’enclencher le partenariat Honda. A coté de ça, Sauber a un historique avec les moteurs Ferrari. La relation technique est bonne. Nous avons donc pu trouver un accord pour la fourniture des moteurs. Nous avions ensuite la volonté de ne pas rester complètement indépendants car, dans la F1 d’aujourd’hui, c’est très compliqué pour de telles équipes. C’est pour cela que nous avons discuté de l’option Alfa Romeo. Ça tombe au moment où cette marque relance une gamme sportive et dynamique et au moment où ils étaient prêts à s’impliquer dans un dossier comme celui-là.

Avec quelles ambitions l’équipe Sauber-Alfa Romeo aborde-t-elle la saison 2018 ?

A moyen terme, nous sommes pleins d’ambition avec l’intention de recoller au peloton de tête. A court terme, nous n’oublions pas que, l’an passé, nous étions à une seconde et demi de l’avant-dernier. Nous recrutons mais, en Formule 1, il y a très souvent un temps d’attente entre le moment où l’on signe un contrat et le moment où les collaborateurs sont vraiment libres de nous rejoindre. Il y a une inertie à la progression qui fait que la première saison va être compliquée. Le plus important est que progressions en performance et dans la hiérarchie. Il faut être réaliste et conscient d’où on vient. Il faut aussi digérer la croissance de l’équipe. Nous avons recruté une quarantaine de personnes et il y en a encore un peu plus qui doivent nous rejoindre dans les mois à venir.

Parmi les nouveautés de la saison 2018 figure la présence du Grand Prix de France au calendrier. Qu’est-ce que vous inspire ce retour ?

Même si je dirige une équipe suisse, je suis d’abord français et donc, forcément, j’apprécie. J’ai passé beaucoup d’années, lors de mes débuts en junior séries, sur le circuit Paul Ricard. J’ai un vague souvenir d’avoir été présent à l’occasion du Grand Prix de 1989, le premier de Jean (Alesi). Je me souviens aussi du Grand Prix de 1990 où Capelli a failli gagner. Nous faisions alors courir Franck Lagorce en Formule Renault. J’ai encore en tête pas mal de belles courses sur le circuit Paul Ricard. Ma vie professionnelle a été jalonnée par des courses sur cette piste. Forcément, je suis content d’y retourner.

Que pensez-vous du choix du Paul Ricard pour ce Grand Prix ?

C’est un très bon choix. Le Paul Ricard est, à la fois, un circuit historique qui a laissé de nombreuses images dans l’esprit du public et, en même temps, c’est un circuit ultra-moderne dans son installation et son infrastructure. C’est un très bon compromis. Je viens de le visiter et je pense que les modifications faites vont dans le sens du spectacle et des dépassements. Le fait d’accentuer le freinage au virage 1 va dans le bon sens. Nous en saurons plus lors des essais du vendredi. En tout cas, il y a une vraie volonté de favoriser le spectacle. C’est important.

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