La vie des mécanos de course

/La vie des mécanos de course

Alors qu’ils oeuvrent dans l’anonymat le plus complet, les mécaniciens de course peuvent faire basculer le sort d’une course à l’occasion d’un changement de pneus, par exemple. Ce sont des héros de l’ombre à la vie de marathoniens.

Dans la (très) grande famille que compose une équipe de Formule 1, les mécaniciens tiennent une place à part. Ils forment, en fait, un commando très soudé et performant. Ou plutôt deux commandos. En effet, chaque pilote dispose d’une équipe très restreinte de mécanos habilités à intervenir sur la voiture. Tout au long de l’année, ce sont en effet les mêmes mécanos qui prennent soin de la monoplace.

Ils sont au nombre de huit par voiture : un chef de voiture, trois n°2, un mécano polyvalent et trois spécialistes (un pour la boîte de vitesses, un pour l’hydraulique et un pour l’électronique). S’ils oeuvrent le plus souvent dans l’anonymat, il y a toutefois un moment durant lesquels les mécaniciens sont sous le feux des projecteurs : c’est lorsque les pilotes s’arrêtent au stand pour changer de pneus. Commence alors un ballet rodé au millimètre faisant intervenir 27 personnes et dans lequel chaque membre connaît parfaitement son rôle. Et pour cause : l’équipe s’entraine chaque semaine à l’usine à effectuer des arrêts fictifs chronométrés. Le record est actuellement détenu par Williams qui a déjà changé les pneus de Felipe Massa en 1 sec 92 lors du Grand Prix d’Europe 2016. Une performance absolument incroyable !

Avec 20 Grands Prix au calendrier, ces globe-trotters de la mécanique passent près de 170 jours loin de leur famille ! Et entre deux courses, ils sont loin de se reposer. Ils doivent en effet assurer le démontage de leur bijou dès son retour à l’usine, chaque organe étant alors pris en charge par un département spécialisé pour révision ou changement de pièces. Après avoir récupéré les sous-ensembles, ils se chargent de remonter la voiture en vue du prochain Grand Prix. Autant dire, que leurs vacances sont plutôt programmées pendant l’hiver…

Histoire d’adoucir un peu la dure vie des mécanos, la fédération Internationale de l’Automobile a réglementé les heures de travail sur les Grands Prix. Il y a désormais un « couvre-feu » qui interdit aux mécaniciens d’être présents sur le circuit entre minuit et huit heures du matin. Les écuries ont toutefois droit à deux jokers dans l’année en case de circonstances particulières.

Ce rapport exclusif en mécanos et monoplace s’explique par un souci de continuité et d’efficacité. En se référant aux mêmes hommes, les écuries s’assurent qu’il y a un suivi rigoureux de chaque voiture alors que le roulement de deux équipes ouvrirait une brèche à quelques problèmes de transmission d’informations et de coordination.

Cela dit, si le nombre de Grands Prix (21 en 2018 !) devait encore augmenter à l’avenir (on parle de 23 à 25 courses), les équipes réfléchissent déjà à un autre dispositif. Vingt Grands Prix est en effet le maximum qu’un même groupe de mécanos puisse tenir…

12.01.18Actus GP France

PASS A LA JOURNEE, CE QU’IL FAUT SAVOIR…

Lire la suite
11.01.18Actus GP France

COMMUNIQUE DE PRESSE 11/01/2018 – GRAND PRIX DE FRANCE FORMULE 1

Lire la suite
05.01.18Historique

Le jour où… GP de France 1981 : Alain Prost, première !

Lire la suite