Ils font la F1… Manager de pilote : Les boosters de carrière

Pour percer en Formule 1, le talent de pilote ne suffit pas toujours. Il faut aussi avoir un solide bagage technique, une excellente préparation physique et… un bon manager !

Pour un pilote, il est difficile de trouver plus périlleux que le chemin qui mène à la Formule 1. Beaucoup de pilotes talentueux évoluent en karting ou en formules de promotion mais peu nombreux sont ceux qui obtiennent leur chance au plus haut niveau.

Et le parcours devient de plus en plus compliqué car les écuries sont moins nombreuses qu’avant et, avec la restriction draconienne des essais, le règlement leur laisse désormais beaucoup moins d’opportunité de tester un jeune talent. Heureusement, la FIA a réagi en organisant une fois par an une séance dédiée aux jeunes talents.

Pour un jeune pilote à peine sorti de l’adolescence, il n’est pas toujours aisé de faire les bons choix de carrière et les conseils d’un manager avisé peuvent faire la différence et accélérer une trajectoire. Deux obstacles majeurs se dressent sur la trajectoire des jeunes pilotes : les budgets qu’ils faut réunir afin de pouvoir faire ses preuves dans les catégories juniors et la difficulté d’établir le contact avec les écuries de Formule 1. C’est notamment sur ces deux points qu’un bon manager peut changer le cours d’une carrière.

Aujourd’hui, la plupart des équipes de Formule 1 ont leur propre filière dans les formules de promotion et intégrer l’une de ces filières est quasiment devenu un passage obligé. Les bons managers connaissent tous les rouages du système et tous les bons interlocuteurs et ils ont le pouvoir de faire entrer un pilote dans un programme.

Si la plupart des managers conseillent leurs pilotes, négocient leurs contrats et, dans le meilleur des cas, leurs trouvent des sponsors, certains vont plus loin, à l’instar de Nicolas Todt (All Road Management) : « de nombreux managers n’ont jamais investi un seul euro. Si nous trouvons un pilote talentueux qui n’a pas de sponsor ou d’autres soutiens, nous faisons de notre mieux pour financer ses débuts dans les formules juniors. Quelle meilleure façon de prouver que vous croyez en votre pilote que d’investir votre propre argent ! Ensuite, lorsque les coûts commencent à augmenter, l’étape suivante est d’aborder un team d’usine pour le convaincre d’investir dans l’avenir du pilote en qui nous croyons. »

C’est en appliquant à la lettre cette démarche que Nicolas Todt a permis à Charles Leclerc d’intégrer la Ferrari Driver Academy puis d’accéder à la Formule 1 cette saison au sein de l’équipe Sauber.

Il n’existe pas de profil type de managers de pilote. L’important est de bien connaître la course et, surtout, d’avoir un énorme carnet d’adresses. Profitant de leur notoriété et de leurs contacts, plusieurs anciens pilotes se sont d’ailleurs reconvertis dans cette activité : Keke Rosberg, Mika Hakkinen, Martin Brundle et, le plus récent, n’est autre que le champion du monde 2016 Nico Rosberg qui a pris en charge les intérêts de Robert Kubica pour qui il a négocie un contrat de pilote d’essais avec Williams F1.

Si les managers sont fort utiles dans une phase d’ascension, ils ne sont pas toujours indispensables par la suite. Ainsi, Lewis Hamilton a, un jour, décidé de se passer des services de son manager qui n’était autre que son père. C’est en solo qu’il a négocié son dernier contrat directement avec Mercedes : 100 millions d’euros sur trois ans. Jolie négo !

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