Pierre Gasly

Le jeune Français, quinzième dimanche dernier en Malaisie avec Toro Rosso à l’occasion de son premier Grand Prix F1, espère monter en puissance ce week-end au Japon.

Quel bilan tirez-vous de ce premier Grand Prix ?

Je suis satisfait. Ce n’était pas simple et un peu de la folie. D’un côté une très forte demande médiatique et beaucoup de sollicitations, de l’autre un travail énorme à accomplir avec l’équipe. Un week-end fatiguant au cours duquel je n’ai pas soufflé une seconde. J’ai essayé de faire au mieux et je suis satisfait d’avoir pu me concentrer à 100% sur mon pilotage à chaque fois que je suis monté dans l’auto. Là, je suis à Nagoya, je me repose et je fais du sport avant de rejoindre Suzuka, c’est un retour au calme qui fait du bien. Mais je suis vraiment heureux. Je travaille depuis des années pour accéder à la F1, c’est tout simplement énorme, je veux démontrer que je le mérite et que je peux décrocher de bons résultats.

Jean Alesi

Satisfait de votre prestation au volant ?

Travailler avec une équipe de F1, c’est un nombre de données et de paramètres incroyables à assimiler très rapidement. J’avais l’expérience de l’environnement Red Bull Racing, mais je n’avais jamais collaboré avec la Scuderia Toro Rosso. C’est une monoplace et des méthodes de travail différentes et j’ai dû m’y adapter en temps réel sans trop de recul. Du coup, je suis content de ma prestation en qualifications. Je signe un bon chrono en Q1, je le réédite en Q2 à seulement un dixième et demi de Carlos Sainz alors que je n’ai aucune expérience de l’auto. Après, l’équipe n’était pas à son avantage sur ce tracé de Sepang. D’ordinaire Carlos se bat pour passer en Q3, mais là nous ne pouvions pas y prétendre. Pour ce qui est de la course, j’étais dans ma bulle sur la grille, plus concentré qu’excité, et à l’arrivée je crois que je n’aurais pas pu faire mieux. J’ai tiré le maximum de l’auto dans ces circonstances et c’était important de rallier l’arrivée sans commettre de fautes pour emmagasiner un maximum d’expérience.

Et sans pouvoir boire !

Cela restera comme l’anecdote de mon premier Grand Prix ! Entre chaleur et humidité, Sepang est peut-être le circuit le plus exigeant. Quand j’ai appuyé sur le bouton et que rien n’est venu parce que le tuyau s’était décroché de mon casque, et que j’ai senti l’eau me couler dans le coup, je n’y ai pas cru… J’ai vraiment eu très soif pendant les quinze derniers tours, j’ai tenu à l’adrénaline.

Impossible de résister à Romain Grosjean en fin de course ?

Nous aurions dû effectuer un deuxième arrêt, cela m’aurait permis de rester devant Romain qui m’a doublé avec des pneus super tendres frais alors que les miens étaient fortement dégradés. Mais c’est un détail. Nous ne roulions pas pour les points et j’ai pu voir ce que donne le comportement de la voiture au fil de la dégradation des pneus.

Quel est votre objectif pour le Grand Prix du Japon ?

Je vais être plus ambitieux, j’espère être plus performant. A Sepang, je ne connaissais pas l’auto, j’ai évolué avec les réglages basiques de l’équipe et j’ai été un peu bloqué, pas toujours à l’aise. Pour Suzuka, l’objectif est de travailler pour me faire ma voiture. C’est important quand on évolue à une telle vitesse. Nous allons également peaufiner mon installation dans le cockpit car je n’étais pas bien. Suzuka, c’est un circuit top. Entre la charge aérodynamique et la vitesse dans les courbes rapides, ça va être dingue dans le premier secteur. Je suis impatient.

Et l’après Grand Prix du Japon ? Le dernier week-end de Super Formula pour tenter d’y décrocher le titre, ou la fin de saison F1 ?

Je ne sais pas. Rien n’est décidé. Nous verrons cela avec Helmut Marko et Franz Tost après le Grand Prix du Japon. Les deux options m’iraient. Je prends les choses comme elles viennent. Là, ma seule priorité, c’est de réussir mon deuxième week-end de Grand Prix.

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