La préparation des pilotes en hiver

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Si vous pensez que les pilotes de Formule 1 se la coulent douce l’hiver, entre deux saisons, vous avez tout faux !

Après une saison chargée avec vingt Grand Prix au compteur, bien sûr, les pilotes s’offrent quelques moments de détente. La période de Noël s’y prête d’ailleurs fort bien mais pas question de se laisser aller pour autant. Surtout pas au niveau diététique. Pas question de prendre du poids dans un milieu où l’embonpoint est un ennemi, surtout avec l’arrivée du système halo qui va rendre cette question encore plus tendue. L’équipe Renault a d’ailleurs demandé à Nico Hülkenberg de perdre quelques kilos !

Après deux semaines de relâche, synonymes de repos réparateur, les pilotes se consacrent très vite à la préparation de la saison à venir. L’hiver est, en effet, le moment durant lequel ils ont le plus de temps pour soigner la condition physique indispensable à toute performance décente. « Pendant la saison, je m’entraîne environ deux heures et demi par jour mais pendant l’hiver, je peux aller jusqu’à sept heures », confirme Esteban Ocon.

La plupart des pilotes ont un coach/physiothérapeute qui leur concocte un programme sur mesure et qui les accompagne et les stimule dans cet exercice parfois un peu rebutant. Enfin, pas rebutant pour tout le monde… La plupart des pilotes sont des athlètes accomplis et abordent l’entrainement, non pas comme un mal nécessaire, mais avec un enthousiasme de stakhanoviste. C’était le cas, récemment, de Jenson Button, qui était devenu un compétiteur très affuté en triathlon, une discipline impitoyable. Mark Webber, quant à lui, profitait de l’hiver pour organiser en Australie des trails qui n’avaient rien d’une simple promenade de santé…

Au-delà de leur préparation physique, les pilotes se rendent souvent à l’usine pour assister à la fabrication de la nouvelle monoplace et valider de nombreux détails qui concernent principalement leur ergonomie. Même si le confort est loin d’être la priorité des ingénieurs, les pilotes ont tout de même leur mot à dire –à la marge- sur leur position de conduite et leur interaction avec la machine. La position des nombreux boutons sur le volant est ainsi établie en étroite concertation avec eux.

Les pilotes doivent aussi mouler leur siège baquet de la manière la plus précise. Et il vaut mieux ne pas avoir pris quelques kilos superflus au moment de réaliser ce moule car sinon, le confort ne sera pas optimal une fois sanglé dans le cockpit fin février pour les premiers essais officiels !

Maintenant que les essais privés sont limités de manière draconienne (il faut attendre pour remonter dans une F1 pour les tests d’avant-saison), certains pilotes éprouvent le besoin de rouler afin de maintenir leurs influx. La plupart roulent en karting mais d’autres n’hésitent à se tourner vers d’autres jouets. Cela avait d’ailleurs coûté cher à Robert Kubica qui s’était blessé en disputant un rallye en février 2011. Fernando Alonso disputera, par exemple, fin janvier les 24 Heures de Daytona.

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