Club 54 : les pilotes français des années 90

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54 pilotes français ont été engagés au Grand Prix de France depuis 1950. Après la représentation pléthorique observée dans les années 80, la délégation française commence malheureusement à se réduire dans les années 90…

Avec Alain Prost, la France possède toujours au début des années 90 un champion au sommet de sa forme. La preuve ? Malgré un transfert de l’équipe McLaren vers Ferrari, le Français épingle un nouveau succès au Grand Prix de France 1990, offrant au passage à la Scuderia sa 100e victoire en F1. Après une année sabbatique, il dispute une dernière saison en 1993 et conquiert un 6e succès dans son épreuve nationale, au volant d’une Williams-Renault, cette fois-ci. Ce sera malheureusement la dernière des huit victoires d’un Français au GP de France.

La relève existe pourtant. Jean Alesi, déjà révélé au Grand Prix de France 1989 (avec une brillante 4e place dès ses débuts en F1), et Olivier Panis rejoindront bientôt le club des vainqueurs de Grand Prix, mais ils ne parviendront jamais à s’imposer dans l’Hexagone.  Jean Alesi sera le plus assidu. Il est même le seul Français à avoir participé à chacune des 10 éditions de la décennie, pilotant tour à tour pour Tyrrell, Ferrari, Benetton et Sauber. Malgré cinq abandons, il sera aussi le seul Français (en dehors d’Alain Prost) à monter sur le podium grâce à sa troisième place acquise en 1996 sur Benetton.

Un constat s’impose en effet : désormais privée du soutien systématique de Elf, la délégation française est nettement plus clairsemée que lors de la décennie précédente. Si cinq Français se qualifient aux GP de France 1990, 1991 et 1994, ils ne sont jamais plus de deux au départ après cette date. Pire : en 1997, Jean Alesi sera le seul Frenchie sur la grille !

Comparée aux fastes années 80, la réussite n’est pas vraiment au rendez-vous, non plus. En fait, en dehors d’Alain Prost et de Jean Alesi, seul Erik Comas parviendra à marquer des points au Grand Prix de France sur cette période ! Titulaire de quatre participations  sur Ligier et Larrousse, il termine 5e en 1992 sur Ligier (seuls les six premiers marquaient des points à l’époque).

La plupart des autres devront se contenter de la satisfaction de passer le drapeau à damier de leur épreuve nationale comme Olivier Grouillard (11e en 1992 sur Tyrrell) et Jean-Marc Gounon (9e en 1994 sur la furtive et fragile Simtek).

Certains ajouteront le bonus de passer la ligne d’arrivée au volant d’une voiture française : Olivier Panis (8e en 1995, 7e en 1996 sur Ligier, 11e en 1998 et 8e en 1999 sur Prost), Eric Bernard (8e en 1990 sur Ligier), Yannick Dalmas (17e en 1990 sur AGS) et Philippe Alliot (9e en 1990 sur Ligier et 1993 sur Larrousse).

Lors de sa seule tentative en 1995 sur Sauber, Jean-Christophe Boullion sera trahi par sa transmission mais le plus malheureux des onze pilotes à avoir tenté leur chance au Grand Prix de France au cours des années 90 est assurément Paul Belmondo. Poursuivi par la scoumoune, le fils de « Bébel » ne parviendra jamais à se qualifier malgré deux tentatives (en 1992 sur March et en 1994 sur Pacific).

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