Le jour où… GP de France 1962 : la seule victoire 100 % Porsche en F1

/Le jour où… GP de France 1962 : la seule victoire 100 % Porsche en F1

L’occasion fait parfois le larron. Ainsi l’adoption par la Formule 1 d’un nouveau règlement technique basé sur des moteurs de seulement 1500 cc de cylindrée créée de nouvelles vocations. Parmi celles-ci : Porsche. Le constructeur allemand n’est pas encore la référence que l’on connaît aujourd’hui. La 911 n’existe pas encore et son modèle phare est la 356, issue d’une base de Coccinelle.

Présente en Formule 2 presque par accident (la réglementation lui offrait la possibilité d’utiliser le même moteur que sur ses spyders), la marque voit dans ce nouveau règlement qui entre en application en 1961 une opportunité de jouer dans la cours des grands sans avoir même osé en rêver. C’est d’ailleurs avec un châssis de Formule 2 et un simple Flat 4 de 155 chevaux que la marque allemande attaque son aventure en F1. Malgré cette monture pas vraiment performante, le pilote américain Dan Gurney fait des miracles. Il est même à deux doigts de remporter le Grand Prix de France 1961, sur le circuit hyper rapide de Reims, et, contre toute attente, il parvient à terminer à la troisième place du Championnat !

Pour 1962, la marque allemande revoit sa copie et prépare une nouvelle monoplace, la 804, équipée d’un un moteur à 8 cylindres refroidi par air offrant 180 chevaux. Encouragés par leur première saison et les perspectives que symbolise la 804, les membres de l’équipe Porsche promettent de ne plus se raser tant que la voiture n’aura pas remporté une course…

Malheureusement pour eux, leur rendez-vous chez le barbier ne cesse d’être reporté. La 804 n’offre pas le niveau de performance attendu. A Monaco, Joachim Bonnier préfère utiliser l’ancienne voiture et Porsche fait même l’impasse sur le Grand Prix de Belgique afin de modifier sa voiture.

C’est donc avec une 804 allégée et remaniée au niveau des suspensions et de son moteur que Porsche débarque à Rouen Les Essarts pour le Grand Prix de France. La liste des engagés compte une défection de taille. Une grève des métallurgistes empêche Ferrari de prendre le départ !

Qualifié à une modeste sixième place, Dan Gurney profite des circonstances de course pour pointer à la troisième place d’une tranquille procession. C’est alors que la course s’emballe : le leader Graham Hill est envoyé en tête-à-queue par un concurrent auquel il prend un tour. Il repart deuxième. Clark qui a hérité de la tête rentre au stand avec une suspension qui ne lui inspire plus confiance et voilà Dan Gurney – qui n’a pas doublé un seul concurrent- en deuxième position du Grand Prix ! Mieux : Graham Hill s’arrête en bord de piste, moteur en panne, et Gurney prend la tête d’un peloton en pleine bérézina. Seules quatre voitures tournent encore sans encombre ! L’élégant Américain – malheureusement décédé le 14 janvier dernier- file vers l’arrivée et offre à Porsche sa première victoire en Championnat du monde de Formule 1. Ce sera aussi sa dernière. Consciente que les Grand Prix exigent des moyens importants, le constructeur allemand se retire avant même la fin de saison. Il se consacrera davantage à l’endurance avec le succès que l’on sait… et avec des mentons bien rasés !

02.10.18Actus GP France

Le Grand Prix de France de Formule 1 était au Mondial de l’Auto

Lire la suite
31.08.18Actus GP France

COMMUNIQUE DE PRESSE 31/08/2018 – RENDEZ-VOUS PRIS POUR LE GRAND PRIX DE FRANCE 2019

Lire la suite
03.08.18Actus F1

Saison F1® 2018… Bilan à mi-saison : Hamilton-Vettel, le duel continue !

Lire la suite