Historique & Palmarès

Historique & Palmarès 2018-09-03T16:04:01+00:00
Il était une fois…

Il était une fois…

Né de la volonté d’un homme hors du commun, le circuit Paul Ricard –théâtre de quatorze Grands Prix de France- a révolutionné les standards de son époque.

Les années 70

Les années 70

En alternance avec les circuits de Charade puis de Dijon-Prenois, le Paul Ricard se fait très vite une place de choix dans l’univers de la Formule 1.

Les années 80

Les années 80

Devenu la terre d’accueil principale du Grand Prix de France, le circuit Paul Ricard est le théâtre de la montée en puissance des pilotes français et d’un certain Alain Prost.

Les années 90

Les années 90

Alors que le Grand Prix de France migre vers Magny-Cours, les années 90 marquent la fin d’une ère pour le circuit Paul Ricard.

Les années 2000

Les années 2000

Racheté par Bernie Ecclestone, le circuit opère une profonde mutation et devient une piste d’essais ultra-moderne.

24 juin 2018

24 juin 2018

Après dix ans d’absence, le Grand Prix de France de Formule 1 renaît de ses cendres et effectue son retour au Paul Ricard. Un événement de portée nationale !

UNE AME DE BATISSEUR

Créateur de la célèbre boisson anisée portant son nom, Paul Ricard aurait pu se contenter de gérer le très florissant groupe industriel qu’il a fondé. Mais c’était mal connaître le personnage... Fin 1968, celui qui aurait rêvé d’être un artiste décide de prendre du recul avec la gestion de son entreprise. Son idée est simple : promouvoir sa marque auprès des jeunes à travers une création en phase avec l’air du temps.

article-une-fois Grand Prix de France le circuit paul Ricard

"C’est vêtu d’une tenue de chef de chantier que Paul Ricard inaugure son circuit en 1970 !"

L’OBSESSION DE LA SECURITé

Et c’est à la construction d’un circuit que Paul Ricard décide de dédier sa fibre de bâtisseur. Le sport automobile est en plein renouveau en France mais les pistes permanentes sont encore rares dans l’hexagone. Paul Ricard veut donc créer un circuit ultra-moderne qui va établir de nouveaux standards, notamment au niveau de la sécurité, une véritable obsession. Il choisit alors une langue de garrigue sur le plateau du Castelet, entre Marseille et Toulon, non loin de Bandol. Des pilotes comme Jean-Pierre Beltoise, Henri Pescarolo ou François Mazet apportent leur touche au tracé du circuit qui offre plusieurs configurations.

UN AEROPORT EN PRIME

Comprenant la création d’un aéroport le long du circuit, les travaux commencent début 1969. Paul Ricard y prend une part très active. L’inauguration a lieu le 19 avril 1970 avec l’organisation d’une manche du Championnat d’Europe des voitures 2 litres. Paul Ricard est présent en personne, bien sûr, et revêt pour l’occasion une superbe tenue de chef de chantier ! Une sorte de pied de nez à l’administration de l’époque qui ne lui avait pas vraiment facilité la tâche.

JOLI-COEUR  

Le premier pilote à inscrire son nom au livre d’or du Paul-Ricard  est l’Ecossais Jackie Stewart, vainqueur du Grand Prix de France 1971 sur Tyrrell. Mais aux yeux du public, la star du jour s’appelle François Cevert. Le jeune équipier de Stewart monte pour la première fois sur le podium et fait vibrer le cœur de la foule, subjuguée autant par son talent que par son charme naturel. Deux ans plus tard, le chouchou de ces dames épinglera une nouvelle deuxième place, derrière la Lotus de Peterson, cette fois.

 

Historique focus sur les années 70 pour le mythique circuit paul ricard

"Même s’il ne gagne pas, François Cevert fait vibrer le cœur de la foule, subjuguée autant par son talent que par son charme naturel."

LA MAREE ROUGE  

Malheureusement, le bleu de France se fait bien pâle lors des Grands Prix suivants. En route vers son premier titre mondial, Niki Lauda s’impose avec aisance au volant de sa Ferrari 312 T devant un vaillant et inattendu James Hunt sur Hesketh. Passé chez McLaren, le pilote anglais trouve une monture plus à la hauteur de son talent et l’emporte à son tour en 1976, quelques mois avant d’être sacré champion du monde.

 

Historique focus sur les années 70 pour le mythique circuit paul ricard

GENERATION « WING-CAR »  

Lorsque la Formule 1 réapparait au Paul Ricard, deux ans plus tard, c’est à un récital en noir et or que le public assiste. Le génial Colin Chapman, le créateur de Lotus, a encore pondu une trouvaille dont il a le secret : l’effet de sol. Avec leurs pontons au profil d’aile d’avion inversée, les Lotus bénéficient d’une efficacité aérodynamique absolument diabolique. Au volant de ces wing-cars qui seront bientôt imitées par tous, Mario Andretti et Ronnie Peterson signent un doublé cinglant.

 

EN BLEU BLANC ROUGE  

Si Alan Jones (Williams) vient contrer les ambitions de Laffite et Pironi (sur Ligier) en 1980, les pilotes tricolores se rattrapent magnifiquement en 1982. René Arnoux, Alain Prost, Didier Pironi et Patrick Tambay réalisent l’exploit unique de s’adjuger les quatre premières places du Grand Prix de France pour le plus grand plaisir du public ! « Seulement » deuxième, Alain Prost prend bientôt sa revanche : il s’impose en 1983 au volant d’une Renault et conforte son avance à la tête d’un championnat qui lui semble promis.

 

Historique focus sur les années 80 du mythique circuit paul ricard

"En 1982, les Français Arnoux, Prost, Pironi et Tambay monopolisent les quatre premières places à domicile. Du jamais vu !"

LES ANGLAIS SE REBIFFENT  

Si les Français occupent une place de plus en plus majeure, les équipes britanniques ne baissent pas les armes. En 1985, c’est la Brabham de Nelson Piquet qui s’impose malgré un rush impressionnant de la Williams de Keke Rosberg en fin de course. Sur un nouveau tracé raccourci (3,813 km au lieu de 5,810 km), Williams confirme bien vite sa bonne forme avec Nigel Mansell qui l’emporte avec autorité en 1986 et 1987

Historique focus sur les années 80 du mythique circuit paul ricard

PROST 2-SENNA 0  

Les deux meilleurs pilotes du monde au volant de la meilleure voiture du moment… voilà le programme proposé par McLaren en cette fin de décennie. Pour Alain Prost, pas question de subir la loi d’Ayrton Senna dans son propre jardin ! Galvanisé par son public, le champion français se surpasse une nouvelle fois et l’emporte tant en 1988 qu’en 1989.

 

UN DERNIER DUEL  

La cohabitation entre Alain Prost et Ayrton Senna au sein de la même équipe ne pouvait durer éternellement. Le champion français passe chez Ferrari… et le duel continue. Une nouvelle fois, Alain Prost se fait un point d’honneur à s’imposer sur ses terres. Il signe un troisième succès consécutif sur le circuit qui a marqué le début de sa carrière (il y a remporté le Volant Elf en 1975) et offre à la Scuderia Ferrari sa 100e victoire en F1 !

 

Historique focus sur les années 90 sur le mythique circuit Paul Ricard

"Une nouvelle fois, Alain Prost s’impose devant son public. Il signe un troisième succès consécutif et la 100e victoire de Ferrari"

UN OUTIL SUR MESURE  

Si le Grand Prix de France élit durablement domicile à Magny-Cours, le rugissement des moteurs de F1 ne se tait pas complètement au Paul Ricard. Renault Sport y dispose en effet d’une base opérationnelle avec accès direct à la piste. Un outil précieux pour le motoriste français qui domine la Formule 1 avec ses partenaires Williams et Benetton.

 

Historique focus sur les années 90 sur le mythique circuit Paul Ricard

DE NOUVELLES AMBITIONS  

En 1999, le circuit est racheté par Bernie Ecclestone, le propriétaire des droits commerciaux de la Formule 1. La piste est momentanément fermée pour laisser place à de profonds travaux qui vont permettre de donner une nouvelle impulsion au circuit à l’approche du nouveau millénaire.

 

HTTT  

Tout comme le projet imaginé par Paul Ricard avait incarné une nouvelle génération de circuits lors de sa création, la nouvelle version du Paul Ricard (qui conserve son nom historique) établit une nouvelle référence. Jusque-là très souvent utilisé entre les courses pour des essais privés, le site varois change de vocation. Sous le label High Tech Test Track, il devient exclusivement dédié aux essais des constructeurs qui disposent d’un outil ultra moderne répondant à tous leurs besoins avec de nombreuses configurations différentes de piste, un système d’arrosage automatique et des réceptifs adaptés à des opérations presse.

 

Historique focus sur les années 2000 sur le mythique circuit Paul Ricard

"Sous le label High Tech Test Track, le circuit Paul Ricard devient exclusivement dédié aux essais des constructeurs"

LA BASE DE TOYOTA F1  

Parmi ces constructeurs, Toyota –désormais engagé en Formule 1-profite de cet outil unique de manière intensive en y implantant une base d’essais permanente. Il arrive parfois que les ingénieurs se posent le matin sur l’aéroport du circuit, participent à une journée d’essais et repartent le soir-même vers leur quartier général de Cologne !

 

LA COMPETITION DE RETOUR  

S’il est bien dédié aux essais des constructeurs, le circuit Paul Ricard n’en oublie toutefois pas que la compétition fait partie de son ADN. A titre expérimental, une course de GT est ainsi organisée en 2009. La piste varoise retrouve alors de l’appétence pour la course et les compétitions se succèderont à nouveau.

 

UNE DOULOUREUSE ABSENCE  

Promoteur du Grand Prix de France à partir de 2007, la Fédération Française du Sport Automobile jette l’éponge après l’édition 2008. Le premier Grand Prix de l’histoire disparaît alors du calendrier du championnat du monde, laissant un grand vide aux yeux de tous les passionnés de Formule 1. En coulisses, certains de ces influents passionnés tentent de se mobiliser pour obtenir la renaissance du Grand Prix de France. Courant 2011, un projet bâti autour du Circuit Paul Ricard échafaude le retour de l’épreuve tricolore au calendrier. Le dossier est très avancé et seule le retrait de la caution de l’état le fait échouer.

Historique focus sur le 24 juin 2018 à venir !

"En tant que citoyen français, cette mission répondait a un réel engagement pour mon pays. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a servi de tremplin pour la France, pour son rayonnement international."

LA RENAISSANCE

Attaché à l’idée d’un événement emblématique pour la région Provence Alpes-Côte d’Azur dont il est alors président, Christian Estrosi a donné l’impulsion décisive à la renaissance de ce Grand Prix de France au cours de l’année 2016. Après des semaines de tractations secrètes, la bonne nouvelle peut enfin être clamée le 6 décembre : grâce à la création d’un Groupement d’Intérêt Public réunissant la Région, le département du Var et la Ville de Toulon, le Grand Prix de France sera bien de retour sur le circuit Paul Ricard en 2018 !

QUAND UNE RÉGION SERT DE TREMPLIN À TOUT UN PAYS !

Absent du calendrier du championnat du monde de F1 depuis 2008, le Grand Prix de France retrouvera en 2018 sa place dans un sport où la France a toujours joué un rôle majeur.

Christian Estrosi, Président du GIP Grand Prix de France - Le Castellet, a réussi, en tant que Président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (2015-2017), ce défi ambitieux de réinscrire la France dans le cercle très fermé des organisateurs de Grand Prix de Formule 1. « Après dix ans d’absence, la France revient sur l’échiquier international de ce sport, en 2018 », se félicite Christian Estrosi. « Pour un pays avec un tel héritage automobile, ce manque était plus que dommageable, pour la mise en valeur de notre technologie, pour son image à l’international. »

Plusieurs étapes cruciales ont permis ce retour. Si le projet remonte début 2010, l’accélération finale a eu lieu en à peine quelques mois :

  • Septembre 2015. La visite de Christian Estrosi au Bol d’Or sur le Circuit Paul Ricard a servi de prise de conscience. « J’ai pu mesurer l’engouement et la richesse de cette piste mythique. Défendre la candidature d’un Grand Prix de France de F1 m’a paru avoir tout son sens. »
  • Juin 2016. Les premiers contacts sont noués avec les promoteurs internationaux de la F1 par l’intermédiaire d’un petit groupe constitué de professionnels ayant une très bonne connaissance de ce sport. « La réussite de notre projet tient à cette petite équipe secrète, qui a avancé en toute confidentialité. À plusieurs reprises, je me suis entretenu à ce sujet avec Jean Todt, le président de la FIA. Il m’était impensable de ne pas solliciter les compétences, l’expertise de Jean Todt, un Français qui assume de si hautes fonctions dans le sport automobile. »
  • Septembre 2016. Rencontre entre le groupe de contact, Christian Estrosi et Bernie Ecclestone, alors patron de la F1 : « Il s’est montré cash, direct. Comme moi. L’issue de cette première rencontre a été positive. Les garanties que nous lui apportions l’assuraient que nous n’étions otages de personne, nous étions un exécutif territorial libre de ses décisions ». 
  • 6 février 2017. La signature du contrat avec la FOM, au Circuit Paul Ricard, entérine le retour du GP France de F1 en 2018, et ce pour cinq saisons. « En tant que citoyen français, cette mission répondait à un réel engagement pour mon pays. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a servi de tremplin pour la France, pour son rayonnement international, » conclut Christian Estrosi.